Pub. : la mère Denis + S. Dali
C'EST BEN VRAI, CA !
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Figure légendaire de la publicité, la Mère Denis était connue non seulement de tous les français, mais bien au-delà de nos frontières. Sa célébrité fut aussi rapide que tardive.
C’était en 1972. Une grande marque d’électroménager, voulant symboliser la qualité du travail exécuté par ses appareils, cherchait une lavandière authentique, à l’image forte et sympathique.
Le choix de la Mère Denis fut une heureuse réussite car elle représentait vraiment un ensemble de qualités traditionnelles auxquelles les français restent très attachés : la vaillance, le bon sens, l’amour du travail bien fait.
Ayant connu jusqu’à l’âge de 79 ans une vie humble et très difficile matériellement, la Mère Denis était sensible au fait d’être devenue un personnage (sans qu’elle changeât pour autant son train de vie). Elle aimait être reconnue dans la rue et être « reconnue » tout simplement. Plus encore, sans doute, elle appréciait la sécurité que lui apportait la rente viagère, fruit de ses prestations, qui lui avait tant manqué dans sa vie. Elle regrettait seulement que cette sécurité lui soit venue si tard ; mais au moins avait-elle le sentiment d’être le contraire des stars qui débutent dans la gloire et terminent dans la misère.
La Mère Denis a mangé son pain blanc en dernier, ce fut la grande chance de sa vie. Avec son bon sens, sa gentillesse aussi, elle le savait. Et le disait.
BIOGRAPHIE
La mort de deux de ses enfants, sa séparation d’avec son mari puis sa démission de la Compagnie des Chemins de Fer – elle perdait ainsi tous ses droits à une pension, ce qu’elle regretta amèrement par la suite – l’éprouvèrent cruellement et la laissèrent sans un sou. Elle eut alors l’idée – c’était en 1944 – de laver le linge. En toutes saisons, Jeanne alla ainsi de familles en familles, devenant peu à peu « la mère Denis ». Pendant 20 ans, elle « batouilla » à son lavoir sur la Gerfleur, la rivière qu’elle aimait tant mais dont l’eau était si glaciale l’hiver… La Mère Denis avait 70 ans lorsqu’elle s’arrêta de laver le linge des autres. Vint alors la période la plus pénible d’une vie qui n’avait pas manqué de peines ; elle était sans ressources et bien seule.
C’est 9 années plus tard, en 1972, qu’un ami et voisin, Pierre BATON, publicitaire parisien, lui ouvre les portes du succès et de la célébrité.
Au fil des campagnes de la marque d’électroménager VEDETTE, la Mère Denis acquiert la fantastique notoriété qui va lui donner le statut d’un personnage public.
En 1976 paraît un livre sur sa vie ; elle participe à cette occasion à l’émission télévisée « Apostrophes » et elle est reconnue dans « Paris Match » parmi les personnalités qui ont fait l’évènement de l’année. Les campagnes publicitaires se suivent avec succès.
En 1982, la Mère Denis est connue par plus de 80% des français et la marque VEDETTE est à la 2ème place sur le marché.
En 1983, VEDETTE s’engage à lui verser une rente viagère, la mettant ainsi définitivement à l’abri des soucis matériels. Devenu le personnage à la fois publicitaire et réel le plus connu dans le monde de la publicité, la mère Denis a coulé des jours calmes et heureux dans une maison de retraite près de Pont Lévêque.
Elle est décédée le 17 janvier 1989, dans sa 96ème année, au prieuré de St Hymer.
Plus de 30 ans après la première campagne qui l’a fait connaître, elle reste très présente dans la mémoire du public.
Qui n’a pas encore dans l’oreille son fameux « c’est ben vrai, ça ! » qu’on se répète encore dès que son nom est évoqué.
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SALVADOR DALI
A joué dans l'inoubliable spot à l'humour décalé « Je suis fou ! du chocolat Lanvin».
Il fut demandé à Dalí de réaliser une œuvre sur une vitrine d'un magasin new-yorkais afin de lancer une nouvelle marque de parfum appelée "Fracas". Le jour du lancement, Dalí n'avait toujours pas réalisé l’œuvre demandée. A son arrivée, il lança un pavé dans la vitrine du magasin.
Un jour, à Paris, alors qu’il habitait l’Hôtel Meurice, rue de Rivoli, il convoqua la presse. Dans sa suite se trouvaient préparés des sacs en papier contenant des peintures liquides. Dalí, solennellement, ouvrit la porte-fenêtre, s’avança sur le balcon et jeta les sacs de peinture sur les voitures en stationnement : la peinture « Explosion » venait de naître.






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