Eric Naulleau : notre entretien
Création d'une nouvelle rubrique : mes interviews de. Je remercie Eric Naulleau grâce à qui je peux ouvrir cette nouvelle catégorie.
Eric Naulleau que vous connaissez par ses diverses activités : critique sur les plateaux de "On n'est pas couché" et "Ca balance à Paris", éditeur, auteur a eu la gentillesse de répondre "présent" lorsque je lui ai demandé s'il accepterait de répondre à mes questions. Je précise que celles-ci concernent plus le monde littéraire.
Eric je vous l'ai déjà dit (!) mais une fois de plus : merci.
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- Vous avez découvert le livre "Le Coeur dans la boite en carton" de Minkov et Konstantinov, deux écrivains bulgares. Qu'est-ce qui vous a séduit dans ce roman ?
- Ce roman, seul exemple dans la littérature bulgare d'un livre écrit à quatre mains, est contemporain à quelques années près des grands textes surréalistes, ceux d'André Breton notamment, l'un de mes écrivains préférés. Mais le Paris que l'on découvre dans "Le Coeur dans la boite en carton" est bien éloigné de l'amour fou et de la beauté convulsive chers à l'auteur de "Nadja", c'est tout au contraire une capitale démagmétisée, quadrillée par des cars de touristes japonais (déjà !), kodaks en bandoulière (déjà bis !), arpentée par un malheureux poète bulgare à la recherche d'un coeur inexplicablement disparu de sa poitrine. En plus d'une grande fantaisie d'ensemble, ce contraste m'a plu, assez pour que je décide de créer une maison d'édition à seule fin de publier ce qui ressemble par ailleurs, pour rester dans le thème surréaliste, à un cadavre exquis, puisque Minkov et Konstantinov écrivaient à tour de rôle un chapitre en s'efforçant de laisser leur confrère (et leur héros) dans la situation la plus inconfortable possible.
- Vous en avez proposé la traduction à divers éditeurs français qui n'ont pas accepté. A votre avis, pourquoi ont-ils refusé ce livre ?
- A l'époque (non pas que la situation ait beaucoup changé), la littérature bulgare était à peu près inconnue en France en dépit de quelques courageuses tentatives (c'est ainsi Gallimard qui a fait paraître chez nous le premier livre de mon cher Yordan Raditchkov : "Les cours obscures"). Il aurait fallu que je tombe sur un éditeur assez curieux pour jouer les pionniers et faire passer au second plan les critères commerciaux. Ce ne fut pas le cas et, avec le recul, tant mieux, puisque cela a décidé de ma carrière d'éditeur.
- Sur votre site vous expliquez que vous devez le nom de votre maison d'édition à l'un de vos auteurs : l'écrivain bulgare Yordan Raditchkov en citant l'une de ses phrases. Pourquoi ce choix ?
- Il m'a semblé que cette expression d' "Esprit des Péninsules" utilisé par Yordan Raditchkov un certain jour de juin 1988 définissait bien ce que j'avais en tête comme projet éditorial : me consacrer à des littératures excentrées et excentriques, deux adjectifs qui s'appliquent d'ailleurs fort bien aux héros de Raditchkov eux-mêmes (lisez donc les petits bijoux rassemblés dans "Les Récits de Tcherkaski"). J'espère ne pas m'être trop éloigné de cette feuille de route.
- L'esprit des Péninsules a édité 180 livres traduits dans 24 langues différentes ce qui n'est pas négligeable !
- Une tour de Babel en miniature et une caverne d'Ali Baba si on se donne la peine d'entrer dans ce catalogue. Après vous ...
"Les Belles étrangères"
- Vous êtes l'initiateur de ce programme du Centre national du Livre. Appartenez-vous toujours aux Belles Etrangères ?
- Ce programme est en réalité piloté par le Centre national du Livre et je n'ai servi que d'intermédiaire entre les autorités bulgares et françaises pour que la littérature bulgare se trouve enfin mise à l'honneur dans un pays qui lui manifeste encore trop peu d'intérêt à mon goût. Ce ne fut pas une affaire de tout repos, mais en dépit des agissements de prétendus bulgarophiles et grâce à la persévérance des responsables du CNL, on eut l'occasion de découvrir ou de mieux connaître en France une douzaine d'écrivains au goût bulgare. Et c'était bien là l'essentiel.
"Prix de l'UNESCO"
- Vous avez reçu le prix de traduction de l'UNESCO pour le livre bulgare "Abraham le Poivrot" de l'écrivain Angel Wagenstein. Que vous a apporté cette reconnaissance et comment l'avez-vous vécue ?
- Ce prix, qui distingue la meilleure traduction littéraire de l'année, a été décerné à mon épouse, Veronika Nentcheva, et à moi-même, puisque nous traduisons à quatre mains. Nous l'avons reçue à la fois comme la récompense d'un travail d'ensemble (il s'agissait de notre troisième traduction en commun) mais aussi comme une manière de reconnaissance de ce magnifique écrivain qu'est Angel Wagenstein et derrière lui d'une grande littérature européenne, qui reste en grande partie à découvrir par les lecteurs français. Ces traductions ont été des expériences très intenses, très enrichissantes en elles-mêmes - mais c'est toujours une satisfaction que de recevoir une confirmation officielle de valeur.
"Au secours, Houellebecq revient"
-Dans ce livre vous vous interrogez sur la vraie définition de la littérature. Ce livre -qui n'est pas le seul que vous avez écrit- est-il celui qui vous a fait connaître du grand public ?
- Difficile à dire. Dans la mesure où il "collait" au nouveau et calamiteux roman de Houellebecq ("La Possibilité d'une île"), il a certes reçu un généreux accueil médiatique mais il me semble que "Petit déjeuner chez Tyrannie" a davantage marqué les esprits. Il paraît que la mémoire olfactive est la plus tenace - l'odeur du scandale flotte encore pour beaucoup de lecteurs.
"La télévision et vous"
- Votre visage -sauf erreur de ma part- a été connu du public par l'émission de Paris-Première "Ca balance à Paris". Le regard des autres a-t-il changé à votre égard ? Depuis votre présence en remplacement de Michel Polac dans "On n'est pas couché", je suppose que les personnes vous remarquent obligatoirement dans la rue. Ces regards vous gênent-ils ? Ces inconnus vous abordent-ils ?
- Je suis souvent abordé dans le métro par des télespectateurs -soit au sujet de Ca balance, soit à celui de On n'est pas couché. Interpellations très sympathiques dans l'ensemble- et qu'on pourrait résumer par ce jugement d'une dame, lancé juste avant de quitter la rame : "Vous y allez fort, mais j'aime bien ..."
- Vous êtes fort cité actuellement (clash radiophonique avec Cauet qui vous demande "mais qui êtes-vous" !) puis nouveau duel avec M. Youn lors de l'émission On n'est pas couché. Avez-vous reçu de nombreux courriers ? Si oui, de quel genre ?
- Même quand le Front National était au meilleur de sa forme électorale, bien peu de personnes avouaient voter pour ce mouvement. Des millions de personnes regardent les pitreries plus ou moins douteuses de Cauet et de Youn, mais si j'en juge par les courriers que j'ai reçus, personne ne les apprécie. Etrange, non ?
- Je vous ai rencontré à plusieurs reprises et j'ai eu le sentiment que vous étiez une personne "discrète". Ai-je tort ou raison ?
- Vous avez raison -et à ce sujet, je crois que la télévision m'a permis de trouver un nouvel équilibre, c'est un média qui permet de sortir de soi à date fixe, le temps d'une émission, pour mieux y retourner ensuite.
A visionner -attendre un instant une fois sur le site- ne rien chercher, merci : http://tempsreel.nouvelobs.com
Pour information, autre interviews d'Eric Naulleau dans ma rubrique mes interviews de
Florentine
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Ces vidéos ne sont pas "ma propriété". Si vous le souhaitez d'autres vidéos de Eric Naulleau se trouvent dans ma rubrique : télévision.


SOUTIEN A Eric NALLEAU
de la part de Michel HOST, via Etienne MOULRON.
Chers amis, voici la réponse de Michel HOST, Ecrivain, Prix Goncourt 1986, pour "Valet de nuit" parmi celles déjà reçues.
Avec mon gélastique souvenir
Etienne MOULRON
----- Original Message -----
From: michhost@........
de Michel Host
Cher Etienne,
Je suis avec Eric Naulleau, bien sûr : tu peux disposer de ma signature comme tu veux, mais pourquoi se commettre avec - et même contre - pareil butor, revêtir d'importance tant de bêtise et de vulgarité (s'il s'agit bien du pauvre sire télévisuel que j'ai pu apercevoir avant de m'enfuir à toutes jambes), pourquoi mettre les pieds dans la soue bourbeuse où ce porc s'ébat? La botte de Nevers, pourquoi en user contre un manieur de gourdin?
Cela dit, au pire Eric Naulleau sera condamné à verser 1 euro symbolique dans le tronc de la chapelle de St Crétin, le saint le plus honoré de notre temps.
amitié,
michel
Rédigé par: MOULRON Etienne | 08 mars 2008 at 14:45
" L’humour, c’est comme les essuie glaces, ça n’arrête pas la pluie, mais ça permet d’avancer ".
Bruno Coppens
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COMMUNIQUE DE PRESSE:
Soutien à Eric NAULLEAU
("Quand on est con, on est con" G.Brassens)
" Un con est un imbécile qui n'a de cet organe ni la profondeur, ni la saveur."
F.Léo Campion...
Au nom des valeurs et qualités humanistes du Rire et de l'Humour que, dans le cadre de la Maison du Rire et de l'Humour, nous défendons et tentons de promouvoir au travers de diverses activités et expressions, nous avons officiellement décidé de créer un Comité de soutien à notre ami et confrère(en un mot!) Eric NAULLEAU suite à la cornichonesque et pitoyable action judiciaire intentée par le petit caquettant, (n'est pas de Saint-Cyr Cauetquidan qui veut!), je veux nommer le sein cirien CAUET, QUI DANS la boue s'ébat et ferait mieux de rester sous sa cauette, pouët, pouët Laval,! plutôt que de s'esbaudir scatologiquement dans la pseudojovialeque et falsogaudriolesque puante pétarade, petit schtroumpf fastfoodien contournable au parcours médiatique minable et crotté.
En effet, notre "Guts" national, auteur de délicates chansons, comme: "Troud'bal King" et grand analyste de la Shoah, quand il compare les camps à "de Vieilles maisons à retaper", vient d'assigner devant le Tribunal de Grande Instance de Paris Eric NAULLEAU, Bel Editeur et critique intransigeant, au prétexte qu'il aurait Brassensement déclaré à son propos que: "Le temps ne fait rien à l'affaire, quand on est con, on est con! "
Avec les armes redoutables, pâtissières, moutardesques ou non, du rire et de l'humour, nous souhaitons apporter à Eric NAULLEAU nos forces et toute notre aide contre ces pompeux et grotesques cornichons que sont les "Con(s) impénitent(s), parfaitement incurable(s)"(Toute ressemblance avec des personnes........serait purement fortuite!
Descartes avait sa méthode; Cauet aussi, mais elle n'est pas tout à fait de même niveau et il n'y a pas que l'énoncé qui diffère: "Je pense bête, donc j'essuie la cuvette", telle est la pratique intellectuelle CM2esque de notre coenure parasitaire ( Le Cénure, ou coenure, est un parasite, cause du tournis!).
A l'un, la Pensée qui s'élève, auprès du Poêle, à l'autre la balayette qui s'abaisse, à la raie du poil!
Si le seul point commun entre le génial W.C Fields et le fouchardonesque Cauet, ce sont les initiales, la différence entre un WC et notre coélacanthesque sébastien, c'est que pour l'un de ceux-ci, il existe des déodorisants; cependant, tous deux nous produisent le même effet, crottesque pour l'un, grotesque pour l'autre!
André MANTEGNA nous l'a peint si divinement et si sensuellement: avec Saint Sébastien, ce fut le martyr fléché; Comme l'aurait si bien exprimé Feu Pierre-Michel COLUPROGES, avec Cauet Sébastien, ce devrait être le partir fléché vers la sortie de ses cours top tôt abandonnés!
Merci à vous, Cher(e) ami(e) gélaste, si tel est votre sentiment, de bien vouloir nous faire part de votre soutien à Eric NAULLEAU dans cette problématique; il y va de 50.000 euro de dommages et intérêts pétulament réclamés par l'héroïque Avocate,(consoeur, en un mot!, de Maître Collard) du sympathique animateur méthodiste, qu'elle tient " pour une personnalité in con tournable (sic) au parcours médiatique exemplaire! (resic)", ténor du barreau qui selon certaines sources, serait spécialiste en droit Con-institutionnel.
Frédéric DARD, comme le cite fort justement Jérôme Garcin dans son billet paru aujourd'hui dans le Nouvel Obs disait: " Traiter son prochain de con ce n'est pas un outrage, c'est un diagnostic".
Et Quand le Dard rit, coluche n'est pas loin (Petit souvenir ému à notre cher Darry COWL!)
A part cela, quoi de neuf docteur?
Et c'est ainsi Qu'Allah est grand, qu'à la Bastille on l'aime bien,
et comme le dirait Alphy d'Honfleur ni couronne,
allez hop, tout le monde à la campagne!
C'est ainsi qu'Alexandre vit, que La Montagne est belle
et qu'Alexandre Vialatte est son prophète;
Quand à Pierre Desproges et Frédéric Dard,
c'est pas pour cafter,
mais qu'est-ce qu'ils nous manquent!
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Gélastiquement votre
Etienne MOULRON
LA MAISON DU RIRE ET DE L'HUMOUR
6, Place du champ de foire
71250 CLUNY
Tel: O6.75.48.31.86/ 03.85.59.08.98
email: emoulron@wanadoo.fr/ lamaisondurire@voila.fr
N.B: , LA MAISON DU RIRE ET DE L'HUMOUR®, (voir site: http://lamaisondurire.monsite.orange.fr) s'attache prioritairement à mettre à la disposition du public un lieu, d'ores et déjà repris par le Guide Bourgogne du Routard 2008, unique à ce jour en son genre en France : A la fois espace muséographique entièrement consacré et dédié, par les objets, documents, oeuvres d'art et autres créations qu'il contient et présente, au rire et à l'humour, sous toutes leurs formes et dans toutes leurs expressions et manifestations, mais également espace librairie-cd, produits dérivés..., Café-théâtre qui ouvrira prochainement ses portes, centre d'information et de documentation sur ces thèmes, plateforme d'édition (livres/magazine), d'expositions, d'évènements et d'animations en ces domaines, toutes dimensions sous-tendues et portées par un concept essentiel et fondamental: L'HUMOUR ATTITUDE", résumée par la maxime emblématique et essuie glacique de sa philosophie figurant en entête du présent courrier.
La Maison du Rire et de l’Humour®
Rédigé par: MOULRON Etienne | 07 mars 2008 at 22:59
Excellente interview, continuez. Je découvre par vous M. Naulleau.
J'en ai profité pour lire votre entretien avec L. Romejko.
Rédigé par: François | 12 novembre 2007 at 12:18
Florentine :
Une personne a envoyé un autre commentaire mais l'a glissé par erreur sous l'entretien avec Laurent Romejko.
Florentine.
Rédigé par: Florentine | 06 septembre 2007 at 01:01
Je suis fiere de toi maman chérie je sais tu rales car je n'aime pas lire. Eric Naulleau je l'aime il est sympa avec toi et m'avait embrassée.
Rédigé par: Solène | 02 septembre 2007 at 02:01