"Femmes et dépendances, une maladie du siècle" de William Lowenstein, chef de clinique et médecin des hôpitaux de Paris. Aujourd'hui il est spécialiste des addictions et dirige la clinique Montevideo spécialisée dans la recherche et le traitement de la dépendance.
Le co-auteur, Dominique Rouch, est journaliste et écrivain.
Ce livre vient de paraître aux éditions Calmann-lévy.
Quatrième de couverture :
Maladie des émotions, maladie du cerveau, l'addiction est-elle un problème féminin ?
La peur des années qui passent rend certaines femmes "addictes" à la chirurgie esthétique. L'angoisse du lendemain et de la solitude fait d'elles des accros à la voyance ou à l'astrologie. D'autres ont besoin de la cigarette comme d'un "doudou" et de leur téléphone portable comme d'un cordon ombical qui les relie aux autres. Certaines s'attachent à des hommes, parfois violents, comme à des drogues. D'autres prennent de graves risques pour elles et l'enfant qu'elles portent en consommant toutes sortes de substances pendant leur grossesse. D'autres encore se réfugient dans la nourriture, les médicaments, la cocaïne ou l'alcool.
- Comment les femmes vivent-elles leurs addictions ?
- Sont-elles plus vulnérables que les hommes ?
- Certaines émotions sont-elles propres aux femmes ?
- Peut-on parler d'un cerveau féminin ?
- Ces spécialités seraient-elles génétiques, hormonales, culturelles, sociales, ou bien liées aux grandes étapes de la vie des femmes ?
Table des matières : typiquement féminin (anorexie : fatale maîtrise, boulimie : dégoûts et des douleurs, grossesse et addictions : coupable ... forcément coupable). Femmes et drogues (alcool : du rouge aux lèvres, tabac : adieu Lauren Bacall, médicaments : les femmes-cachets, drogues et sexualité : sexe, mensonge et libido). Femmes et comportement addictifs (dépendance affective et amoureuse : pas de moi sans toi, travail : working girls, sport : à consommer avec modération). A la frontière des addictions (quelques éclaircissements, chirurgie esthétique : les femmes se font la peau, astrologie : la planète angoisse, sucre : la canne à sucre).
Ex. épouse de médecin, j'avoue avoir été frappée par un passage du prologue que je ne puis citer car trop long. Je me contenterai seulement de quelques lignes : Nous aussi, médecins, n'oublions-nous pas trop souvent, d'adapter nos comportements à nos patientes ? Sauf lorsque ces dernières nous le rappellent. Ce fut le cas, il y a quelques mois, lors d'une première consultation dans mon cabinet. "Docteur, vous oubliez que je suis une femme !" ... Pourquoi dites-vous que j'oublie votre féminité ? "Je suis venue vous voir pour aller mieux, pour que vous me rassuriez, pour entendre que je vais arrêter de détruire ma vie ... Je me fiche de vos théories scientifiques sur les addictions, des perturbations réversibles de la dopamine ou de je ne sais plus quoi ! Je me fiche de vos éternelles explications sur le mauvais fonctionnement de mes neurones ! ... Ce que j'attends de vous, docteur, c'est que vous m'aidiez à me retrouver. Je veux redevenir normale, tout simplement. Et pour y arriver, j'ai besoin que vous vous occupiez de moi"... Son monologue me fit tout de même prendre conscience d'une réalité : cette femme, comme la quasi-majorité de mes patientes, cherchait avant tout un père, un grand frère, un médecin, et pas seulement un mécanicien ... Et moi, médecin, je dois composer avec la toute-puissance dont elles m'investissent. Je dois me montrer rassurant, protecteur, bienveillant, attentif et attentionné sans jamais tomber dans la complaisance ou dans une trop grande intimité.
Mesdames, si je puis me permettre un petit conseil, n'oubliez jamais que le médecin qui est face à vous, est bien différent dans sa vie privée ! Je n'évoque pas le Docteur Lowenstein que je ne connais pas, mais des copains médecins et ... mon ex ! Dis donc tu vois que je ne te néglige pas dans "j'écris pour me taire" (clin d'oeil !).
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